Au fil des saisons

Pour obtenir le Guimbelot, ce produit fini de grande qualité, un travail difficile et régulier au rythme des saisons est nécessaire. L’art de cultiver la vigne est élevé au rang de passion . Il s’agit de transmettre la force de nos convictions au service d’une « agriculture intégrée », c’est-à-dire réfléchie, respectueuse de l’environnement, garante d’une qualité intrinsèque, ouverte et participative.

La taille, opération délicate et déterminante

(janvier et février)

Cette action est primordiale : elle détermine à la fois la quantité et la qualité de la récolte à venir. Nous avons opté pour la taille courte à quatre coursons de deux yeux. Cette méthode, dite en cordon de Royat, permet de limiter la production et d’obtenir une maturité du raisin homogène. Elle évite donc la surproduction et l’entassement des grappes, lui-même favorable aux maladie cryptorganiques.

L’épamprage

(mai et juin)

Tous les bourgeons et rameaux inutiles doivent être éliminés : trois passages sont nécessaires. Cela permet une bonne alimentation des rameaux porteurs de raisons, une convenable aération des grappes, un meilleur ensoleillement pour une maturité et une qualité sanitaire correctes. Cela prépare aussi la taille de l’année suivante, réduit les risques de maladies du bois (esca, eutypiose) et assure la longévité du cep. C’est le travail le plus long et le plus pénible qui peut être compléter par le pincement des rameaux secondaires, ou entre cœurs, pour aérer davantage.

Le relevage

(juin et juillet)

L’opération s’effectue en trois fois. Il s’agit de dresser les pampres verticalement de manière à ce que les grappes et un maximum de feuilles puissent profiter du soleil. La photosynthèse se fait bien et les risques de maladie diminuent.

Le faucillage

(juin, juillet, août)

Il consiste à couper l’extrémité des rameaux et leurs repousses latérales pour éviter qu’ils fassent de l’ombre aux raisins en retombant. Trois passages en chenillette (modernisme oblige) ou à pied sont nécessaires. Nous préférons passer plus souvent, couper moins de végétation à chaque fois, afin de diminuer le stress de la plante. Nous essayons aussi d’obtenir une végétation la plus haute et la plus étroite possible dans la limite d’une ombre portée afin que la lumière pénètre pleinement au cœur de chaque rang (épaisseur de 40 cm).

Les vendanges en vert

(début août)

Avant que le raisin n’ait commencé à accumuler les sucres, l’opération consiste à délester la vigne des grappes encore vertes pour faciliter la maturation et diminuer ainsi le rendement. Les entassements entravent la maturation et accentuent les risques de pourriture.
Cela permet aussi d’avoisiner les 500 à 600 g par pied et avoir une récolte homogène sur chaque cep.

Les vendanges

(septembre)

En juin, juillet et août, il arrive que la tonte des allées s’avère nécessaire (trois à quatre fois).

Enfin, après les vendanges, d’octobre à décembre, la vigne est en repos végétatif bien mérité. Un léger labour et d’éventuelles corrections de l’équilibre des sols peuvent rompre alors le calme de la plantation.

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :